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Cindy Witter Photography

  /  Voyages   /  entre rizières, lanternes et horizons brumeux: mon vietnam en émotions
Vue sur les rizières dans la région de Pu luong au Vietnam

Je suis partie en voyage au Vietnam fin mars, sans attente particulière, juste avec l’envie de découvrir un pays.
Je m’attendais à retrouver certains paysages que j’avais déjà vus en photo, mais en réalité… tout était plus intense.
L’immensité verte, la densité de la végétation, la brume qui glissait entre les montagnes : j’avais vraiment l’impression d’être dans un film.

Entre la pluie fine, les villes vibrantes et les paysages presque irréels, le contraste était fort.
Et c’est justement ce mélange qui m’a touchée : la douceur et le chaos, la lumière et la brume, l’énergie des rues et le silence des rizières.
Ce voyage m’a offert des émotions très différentes, parfois opposées, mais toujours sincères.
C’est ce que j’ai eu envie de raconter ici : ces moments qui m’ont marquée, ces atmosphères qui m’ont enveloppée, et tout ce que ce pays m’a fait ressentir.

sommaire

Vue sur la piscine de l'hôtel à Hanoï. Photo de nuit prise sur le rooftop

Hanoï : Le chaos vibrant et l’histoire sous la brume

Je connaissais déjà le bruit des grandes villes asiatiques : la foule compacte, les klaxons incessants, la circulation qui suit ses propres règles, la pollution qui flotte dans l’air. Pourtant, Hanoï m’a happée autrement.
C’est une ville chargée d’histoire, où les architectures coloniales côtoient les cafés minuscules, où la street food parfume chaque coin de rue, où l’on peut manger pour presque rien et se sentir riche de saveurs.

L’un des hôtels où j’ai dormi avait un rooftop, et ce soir-là, la brume s’était levée. La ville s’étendait sous mes yeux, lumineuse, vivante, presque douce vue d’en haut. Un moment suspendu.

Les gens y sont souriants, chaleureux, curieux. Et puis il y a eu la rue du train.
Deux fois, j’ai vu le train passer, frôlant les terrasses et les tables où les gens sirotaient un cocktail, les rails à quelques centimètres seulement. On peut littéralement tendre la main et toucher le train. C’était impressionnant, presque irréel, un instant suspendu.

Baie d’Halong : Brume, silence et magie flottante

Deux jours et une nuit dans la baie d’Halong, enveloppée d’une brume épaisse qui donnait au paysage un air de peinture chinoise.
Nous étions sur un bateau typique, avec un balcon donnant directement sur la mer. Tout était calme, doux, apaisant.

Le canoë, activité de l’après‑midi, reste l’un de mes plus beaux souvenirs. Dans cette atmosphère brumeuse, il y avait peu de monde : juste l’eau, les rochers, et cette sensation d’être minuscule dans un décor immense. C’était un moment suspendu, avant que la baie ne change complètement d’ambiance à la tombée du jour.

La nuit, amarrés au milieu des rochers karstiques, l’ambiance changeait complètement. On entendait le karaoké des bateaux voisins — une scène improbable, presque drôle, qui contrastait avec le silence de la baie.
Au milieu de la nuit, en me réveillant, j’ai vu un membre de l’équipage pêcher calmement le calamar, plongé dans sa routine. Cette petite scène silencieuse ajoutait encore à l’atmosphère particulière du lieu.

Le lendemain, nous avons grimpé sur une île à l’aube, avant l’arrivée des autres bateaux. La vue d’en haut, dans la lumière du matin, était à couper le souffle.

Vue d'en haut sur la Baie d'Halong au Vietnam

Ninh Binh : mon coup de coeur nature

Ninh Binh a été mon coup de cœur nature.
La région est aussi appelée la “baie d’Halong terrestre”, et c’est exactement ce que j’y ai ressenti : des paysages grandioses, calmes, presque irréels. Les pics karstiques qui surgissent au milieu des rizières, les rivières qui serpentent entre les montagnes, la brume du matin qui adoucit tout… c’est un endroit qui apaise immédiatement.
Naviguer en barque, marcher entre les champs, observer la lumière changer sur les reliefs… tout y est simple, silencieux, puissant.
Par moments, l’ambiance avait quelque chose d’un décor de film d’aventure, avec cette nature immense et mystérieuse qui vous enveloppe sans un bruit.
 

Nous logions au Tam Coc Garden un endroit typique et apaisant où l’on mangeait merveilleusement bien. Le service y était chaleureux, simple, juste comme il faut, et les vélos mis à disposition nous ont permis d’explorer les environs à notre rythme. Une parenthèse douce au cœur d’un paysage grandiose.

Pu Luong : Rizières, montagnes et nuits animées

Pu Luong, c’est la route qui serpente dans les montagnes, les rizières en terrasses, les villages reculés où le temps semble s’être arrêté.

Nous avons fait une journée de randonnée dans la plaine, traversant des paysages incroyables et découvrant des habitations traditionnelles.
La nuit, sous un toit en paille, les bruits étaient partout. Des animaux, des craquements, des mouvements… un mélange d’inconfort et de magie, comme si la nature dormait avec nous.

Huê Un souffle de douceur au milieu du voyage

Après quelques jours dans le nord du pays, on retrouve enfin le soleil et la chaleur.
Huê n’a été qu’un court arrêt, mais suffisamment long pour ressentir son atmosphère particulière.
Nous avons visité un temple paisible, empreint de spiritualité et d’histoire, où tout semblait ralentir.

Nous logions au Pilgrimage Village, un véritable havre de calme au milieu du voyage. J’ai adoré cet endroit : la nourriture délicieuse, les massages qui faisaient un bien fou, la piscine magnifique entourée de verdure, et surtout la gentillesse du personnel. Une parenthèse douce, presque hors du temps, avant de reprendre la route.

Piscine de l'hôtel dans un cadre de verdure

hoï an : ma ville coup de coeur

 Hoï An a été mon coup de cœur.
Le centre historique, les lanternes colorées, les façades jaunes, les reflets sur la rivière… tout est beau, vivant, lumineux.

Se balader dans ses ruelles, même au milieu de la foule, a quelque chose de vraiment agréable.
C’est une ville animée, touristique, parfois bruyante, mais qui dégage malgré tout une atmosphère chaleureuse et inspirante.

les lanternes illuminent la ruelle de nuit

phu quoc: repos, soleil et realité des plages

À Phu Quoc, je suis restée trois jours pour me reposer et profiter du soleil.
On a surtout profité de la piscine et de la vue sur la mer.
Mais la réalité des plages était différente : beaucoup de déchets rejetés par la mer, un contraste fort avec l’image paradisiaque qu’on imagine parfois.
Malgré ça, on a vraiment pu se poser, souffler, profiter tranquillement de la fin du voyage.

Les repas ont été un voyage dans le voyage.
Tout était excellent : pas cher, pas trop épicé, toujours savoureux. Les textures, les parfums, les bouillons, les herbes fraîches… chaque plat était une découverte, un petit moment de bonheur à lui seul.


Et puis il y a tout le reste.
Ce voyage m’a laissé des contrastes forts : le bruit et le calme, la brume et la lumière, l’énergie des villes et la douceur des paysages. Mais ce que je retiens surtout, ce sont les sourires, les rires quand on ne se comprenait pas toujours, la gentillesse des gens, la cuisine incroyable et ces instants de nature grandiose où tout semblait s’arrêter.


Entre douceur humaine, paysages immenses et moments suspendus, le Vietnam m’a profondément touchée.